« Chacune de nos créations abrite un univers singulier dans lequel le spectateur (petit et grand) peut s’épanouir. Les forces de curiosité et d’émerveillement, l’exigence et l’acuité de l’enfant nous guident. Elles nourrissent nos écritures chorégraphiques et musicales, les détails des lumières et des costumes, mais aussi les silences et les rythmes vivants. A chaque représentation, nous sommes touchés par les qualités de perception et d’attention du petit. Comme si l’émotion, les saveurs esthétiques passaient de peau à peau, ou d’âme à âme… »

Anne-Laure Rouxel

Présentation de la compagnie

Après une formation en danse classique, contemporaine, indienne et hawaïenne, Anne-Laure Rouxel crée en 1994 sa compagnie dont le nom, Cincle Plongeur, donne une belle image de sa démarche puisqu’il est attribué à un  oiseau vif et agile, qui marche sous l’eau pour se nourrir.

 

La création « Peum-Peule », en 1995, marque déjà par son caractère inattendu, ses scènes étonnantes puissamment guidées par la musique originale du compositeur Woudi.

En 1997, elle crée « Polypode » : un comédien-danseur de 45 cm de haut (Jean-Claude Grenier atteint de la maladie des os de verre), perché sur un fauteuil prototype, devient le complice de la jeune femme dont la journaliste Dominique Darzacq dit qu’elle est «  un petit miracle d’humour et de tendresse…(avec) cette grâce naïve qui met la vie à fleur de gestes et de cils. »  Cette rencontre artistique de l’autre dans son altérité la plus radicale fut remarquablement accueillie par le jeune public. Extraits vidéo: La Film Machine

Forte de l’expérience d’ateliers de pratique chorégraphique dans les écoles et les structures petite enfance, elle crée « Petites pièces chorégraphiques » en 2000.

En 2002, fascinée par le mystère des neutrinos, l’artiste s’est immergée dans l’univers de ces particules élémentaires qui traversent tout … elle y a puisé une chorégraphie contrastée qui mêle l’infiniment petit et l’infiniment grand : « 66 milliards/ cm²/ seconde ».

En 2004, la princesse Galatée, s’est changée en fleur de tiaré pour une rencontre avec son maître à danser des îles Hawaii: Sandra Kilohana Silve. Les deux danseuses racontent l’histoire d’ « Hopo’e », fille aînée de Dame Nature, poétesse du mouvement qui, de ses danses accompagnées de poèmes, exprimait l’essence de la mer, le vol des oiseaux, le mouvement des vagues… « Hopo’e »  suggère la matière et le miracle du vivant, un voyage au cœur des vibrations intimes du monde…

En 2006, elle crée « Ouïe, peut-être ». Accompagnée de son complice, le musicien Woudi, elle glane depuis 10 ans les sons du quotidien : la mare aux grenouilles, l’approche d’une motocyclette, un chanteur jouant de la guitare dans le métro, le recyclage du verre, les caisses d’un supermarché… Peu à peu, ils composent la partition de son spectacle où la danse permet de créer des paysages, de dessiner des sentiments et des histoires : le corps écoute, il est touché, bercé, porté par ces univers sonores. « Ouïe, peut-être » éveille la curiosité des petits pour ces sons qui nous environnent quotidiennement et les émotions qu’ils procurent.

En 2008, elle  crée avec Frédérique Grange son professeur de yoga « Maintenant, j’ai grandi », une suite chorégraphique autour des âges de la vie.

En 2009, elle fête l’univers de Jacques Prévert, danse quelques uns de ses mots en créant « Etre ou ne pas être dans les nuages ! » : 18 poèmes et demi où l’on rencontre le soleil et la terre. On passe de la pluie au beau temps, du jour à la nuit ; on fait connaissance avec une girafe, des hirondelles, des cerises et leurs noyaux…

En 2011, elle partage avec l’auteur et metteur en scène Joël Jouanneau, la création du conte chorégraphique et théâtral : « L’Inouîte ». La langue étonnante de Joël Jouanneau, faite d’allitérations, cassures, répétitions, les mots transformés en sonorités intelligentes, ici avec les k qui craquent et qui claquent, comme les chants et les rythmes des Inuits. Dite par Joël Jouanneau lui-même en voix off, chantée en chœur par des enfants, l’histoire dansée d’une enfant polaire, perdue sur la banquise.

En 2013, elle crée « Ōuli »  (signifie nature en hawaiien, prononcer o-ouli). Métamorphosée en princesse mi-animale, mi-végétale, elle part, au rythme de chansons composées pour l’occasion par Julie Bonnie et des sons de la nature, à la rencontre d’une nature luxuriante.

Depuis 2015, elle enquête sur la contagion émotionnelle, l’empathie, l’attention endogène, les neurones miroirs et les effets du spectacle vivant… de cette matière née, en 2016, la création « Un tiroir de  neurones miroirs »,  un duo qu’elle partage avec Julie Bonnie.

En juin 2016, pour une étude scientifique L’émotion à l’oeuvre, coordonnée par l’Université Paris 8 et le Musée national des arts asiatiques – Guimet, elle est invitée à créer une performance autour d’une sculpture indienne du XIème siècle Buste féminin adossé à un rinceau, au Musée Guimet à Paris.

 

Parallèlement, en lien avec les créations, Anne-Laure Rouxel donne des ateliers, pour les enfants (hôpitaux pédiatriques, crèches, écoles maternelles et primaires) et aussi des ateliers parents/enfants…

Elle anime des formations pour des psychomotriciens, des éducateurs, des enseignants, des assistantes maternelles…