Anne-Laure Rouxel
est née en 1972 à Vannes (Morbihan) est danseuse, chorégraphe et auteure.
Son livre, illustré par Titwane, « Bougez votre bassin ! Pour accompagner en mouvements la naissance de votre enfant » paraît aux Editions Leducs, le 16 juin 2020.

Jeunesse et formations

Anne-Laure Rouxel suit des cours de danse classique dès l’enfance, à Vannes puis à Tours. De 1990 à 1999, elle vit à Paris et découvre la danse contemporaine avec les spectacles de Merce Cunnigham, Pina Baush et Ushio Amagatsu.

Elle suit les cours de Peter Goss, et se forme avec différents chorégraphes : Pierre Doussaint, Dominique Mercy, Ko Murobushi, Philippe Decouflé…

Elle étudie le théâtre dansé indien avec Katia Légeret Manochhaya (professeur des universités en philosophie esthétique et en arts de la scène à l’université Paris 8, auteure de Les 108 Karana Danse et théâtre de l’Inde) et la danse hawaïenne (le hula) avec Sandra Kilohana Silve.

Parcours chorégraphiques

En 1992, Anne-Laure Rouxel danse avec Philippe Decouflé lors des Cérémonies d’ouverture et de clôture des Jeux Olympiques d’Albertville. Elle y rencontre le compositeur Woudi, avec qui elle va collaborer pendant une quinzaine d’année.

Elle créée en 1994 sa compagnie et lui donne le nom d’un oiseau vif et agile, qui marche sous l’eau pour se nourrir : le cincle plongeur.

Passionnée par l’attention soutenue des très jeunes enfants, leur émerveillement pour les détails, leur capacité d’habiter un univers poétique, leur appétence pour la danse et la musique, la plupart de ses œuvres leurs sont destinées.

Dès ses débuts, ses créations – liées à des actions artistiques dans les écoles- sont soutenues par le Centre dramatique national pour l’enfance et la jeunesse/ Théâtre de Sartrouville, la Cie Eldorado/ Joël Jouanneau, la Scène Nationale Bonlieu à Annecy et le TJP- Centre dramatique national d’Alsace.

Elle est l’auteure de 15 créations, toutes éclairées par le créateur de lumières Franck Thévenon.

En 1997, elle crée Polypode, un duo avec Jean-Claude Grenier (comédien, atteint de la maladie des os de verre). Le fauteuil roulant rêvé pour ce spectacle est inventé par le créateur d’effets spéciaux Jean-Marc Mouligné.

En 2004, avec son maître à danser d’Hawaï, Sandra Kilohana Sive, elle crée Hopo’e, (140 représentations en France et à l’étranger). La journaliste Rosita Boisseau écrit dans Le Monde «   Hopo’e  suggère la matière et le miracle du vivant » et dans Télérama «  un voyage au cœur des vibrations intimes du monde… »

Pour la composition des univers de trois de ses créations, elles s’inspire de recherches scientifiques. Fascinée par les neutrinos, elle créé 66 milliards par cm² par secondes, en 2002. Sensible à la contagion émotionnelle, elle chorégraphie Un tiroir de neurones miroirs, en 2016. Émue par la découverte de notre superamas de galaxie, elle partage avec la danseuse Maïle Kaku la création Laniākea, en 2018. Pour ses recherches, elle a collaboré avec François Vannucci (chercheur en physique des particules, spécialiste des neutrinos, à l’Université Paris Diderot), Michel Desmurget (neuroscientifique, directeur de recherches à l’Inserm) et sur les travaux de la cosmographe Hélène Courtois.

En 2011, avec Joël Jouanneau (auteur metteur en scène), elle crée et est l’interprète d’un conte chorégraphique et théâtral L’Inouîte.

De 2013 à 2018, elle partage trois créations avec Julie Bonnie (auteure, musicienne et chanteuse), dont Là et ici aussi où elle est accompagnée par Isabelle Carré (auteure, metteur en scène et comédienne) pour le regard extérieur.

Elle participe aux éditions du festival des arts d’Hawaï à Paris, notamment, en 2012 avec Ōuli au Théâtre Claude Lévi-Strauss du musée du quai Branly – Jacques-Chirac.

La plupart de ses œuvres sont accueillies à la Cité de la musique – Philharmonie de Paris et dans les lieux majeurs jeune public en France et à l’étranger. En 2019, le festival d’Amsterdam 2 Turven Hoog produit sa dernière création : Petit Homme un solo dont la chorégraphie est intimement liée aux mélodies d’oiseaux (ibijeau gris, leitse à poitine rouge, butor étoilé…), et à des chansons de Björk.

La danse et le très jeune enfant

C’est dans le cadre du Festival Banlieues arts à Trappes (78), de 1996 à 1999, qu’elle fera ses débuts de transmission de la pratique de la danse. Puis, elle ne cessera d’aller à la rencontre des très jeunes enfants dans les écoles maternelles des quartiers prioritaires, dans les hôpitaux et de donner des formations auprès des professionnels du soin et de l’enfance…

En janvier 2016, avec Michel Desmurget (neuroscientifique, directeur de recherches à l’Inserm) et Joël Jouanneau (auteur, metteur en scène), elle publie une tribune dans le journal Le Monde « Plus d’humain et de culture dès le plus jeune âge. »

En 2018, dans le quartier prioritaire la Rabaterie à Saint-Pierre-des-Corps (agglomération de Tours), accompagnée d’un collectif, elle crée le Festival Les pieds qui rient Festival de danses pour et avec les très jeunes enfants et leur famille. En 2019, ce festival est finaliste du Prix de l’Audace, dont le jury est composé de représentants des ministères de l’Éducation nationale et de la Jeunesse et de la Culture.

Elle a participé au groupe de travail « danse » pour la mission ministérielle « Culture Petite enfance et parentalité », commandée en juin 2018, par la ministre de la Culture Françoise Nyssen à la psychologue Sophie Marinopoulos.

Suite à la naissance de son enfant en 2008, elle fait des recherches sur les mouvements du bassin et l’accouchement. Depuis 2011, encouragée par des sages-femmes, des obstétriciens, des ostéopathes et des pédiatres, elle transmet ses recherches et anime des formations pour des sages-femmes et des ateliers de danses prénatales pour futures mamans. En 2019, ses ateliers sont présentés comme projet innovant et préconisation dans le rapport ministériel Une stratégie nationale pour la Santé Culturelle – promouvoir et pérenniser l’éveil culturel et artistique de l’enfant de la naissance à 3 ans dans le lien à son parent.